La TADRART….désert algérien aux portes de Djanet

Partir à la découverte du désert, c’est un peu partir à la découverte de soi. Le désert invite à un véritable voyage…..

Les couleurs ocres se mélangent aux couleurs brunes foncées, la rondeur des dunes à la verticalité des roches façonnées par l’érosion,

La dureté de la pierre se mêle à la douceur du sable, la sécheresse à la guelta,

La pureté des lignes joue avec les tourbillons du vent,

La luminosité succède à la profondeur du ciel étoilé, la fraîcheur nocturne à la chaleur du jour, L’infiniment grand rencontre l’infiniment petit.

Tout est harmonieux.…

Ce sont ces contrastes qui font la magie et la beauté du lieu. Des polarités opposées qui s’éclairent et se mettent en valeur, naturellement, sans heurt. Le désert en fait sa force et sa puissance. L’Être humain est un peu, comme le désert, contrasté, avec ses forces et ses fragilités, ses capacités et ses limites, sa lumière et sa part d’ombre. Nous parlons de dualité: de bien, de mal. Le désert évoque l’unité, l’harmonie. L’équilibre ne consiste pas à supprimer l’un au détriment de l’autre mais à accueillir et à reconnaître que c’est justement dans la rencontre de ces deux extrêmes que se crée le phénomène que l’on appelle la Vie. Le désert nous invite à concilier les différentes facettes de notre Être. Nous ne sommes pas « comme ci OU comme ça » mais nous sommes « comme ci ET comme ça ». Nous sommes un TOUT, nous sommes UN. La perfection est une vision humaine, elle n’existe pas dans la nature. Équilibre, harmonie ne veut pas dire perfection.

Dans le désert, pas besoin de montre…c’est le temps biologique qui rythme les journées… On prend le temps, on s’autorise à prendre le temps. On prend le temps de regarder, regarder la beauté qui se présente, là, devant nous. On prend le temps d’observer, pour choisir le bivouac, observer les traces sur le sable, les alentours, à l’affût de la moindre information (une présence animale, le sens du vent, l’orientation du soleil, le relief du terrain.. ). On prend le temps de s’émerveiller, de découvrir, de redécouvrir. On prend le temps de comprendre, de se laisser surprendre par la nature. On prend le temps de se reposer, de goûter l’ombre, de savourer le thé à la menthe, symbole de convivialité et de partage. On prend le temps de couper et ramasser du bois pour le feu du soir, juste la bonne quantité, cueillir des plantes, chaque plante a ses secrets de guérison. On prend le temps de charger et de décharger les affaires. On prend le temps d’économiser l’eau, de faire la cuisine, de parler, de conter, de contempler les étoiles. On aurait tendance à dire « ne rien faire ». Et pourtant, les journées sont pleines. Elles sont pleines de sens, riches de l’essentiel. Est ce « ne rien faire » que de savourer, contempler, sentir, écouter ? Être tout simplement. Le désert nous invite à ce que notre FAIRE consiste à ÊTRE .

Le désert éveille, aiguise notre sensorialité. Le silence du désert est habité et dense. La beauté du désert nourrit les yeux : intensité des couleurs, rondeur des dunes, immensité de l’espace… Le sable est doux, la guelta est fraîche, la peau est rêche, le vent pique nos joues, le thé est sucré, les épices parfumées, les agrumes juteux, les plantes odorantes… Les cinq sens en éveil, nous sommes pleinement présents, pleinement présents dans la simplicité du moment.

La puissance, le dépouillement du désert nous traversent, nous appellent naturellement à la rencontre de soi : une main tendue vers le lâcher prise, vers l’alignement de tout notre être, vers la quête de l’essentiel…

Le désert et la sophrologie ont en bien des points des connivences…

Membre de la Chambre Syndicale de la Sophrologie, je respecte un code de déontologie.

Membre du Réseau Ressources Plurielles

Chargée de la rubrique Sophrologie du magazine